27 janvier 2012

A celui dont les filles aux petites capes rouges ont peur

Hey…

Le hasard de la vie a fait que cette nuit j’ai dû reprendre mes anciens téléphones pour un éventuel prêt… il fallait bien que je m’assure qu’il n’y avait rien de personnel encore dedans. Et forcément, il restait tous mes messages, et tous les tiens…

Et ça m’a fait du bien. De nous relire. Ça m’a adouci sur toi. J’ai l’impression de pouvoir dire, enfin, que l’on s’est aimé que c’était merveilleux, mais que la vie continue, et que c’est bien. Que je ne t’aime plus, et que c’est bien. Aussi.

Juste un petit mot, parce que ça vaut vraiment le coup de se rendre compte de ça, mais que ça ne nécessite pas plus de blabla. Juste l’essentiel, là.

J’espère que ton étoile se bonifie de jour en jour.
Je t’embrasse

Celle qui en a eu une, après.

19 décembre 2011

Humeur du moment

Entre fleur bleue bannie et pétale de rose en série… Ptite sucrerie légère, de bouche en bouche passagère.
Mon corps vogue, fuit le vague à l’âme. Liberté des chairs, des mots, fluidité des rencontres, intérêt des échanges, des nouveaux.
Et ma tête maîtrise, choisi, élimine, propose, accepte. Vous n’êtes pas maîtres.

En expérimentation de ce que j’ai toujours fuit de moi. En acceptation multipliée des émois à plat.
Mais surtout, que ça reste frais et chaud, et s’il me braise que ça reste one show.

 

2 décembre 2011

Tête fionneuse

2 décembre 2011

Colle tard

2 décembre 2011

Eclaboussure

2 décembre 2011

Tous ceux que j’ai envie de retrouver sur FB

Vendredi 2/12/11, au taf, toujours…

Buenas tardes mes potos disparus !

Bon, je craquerai pas, je suis fière et têtue, on m’a lancé le défi des 10 jours, et je l’honorerai !… Mais ‘tain, on est vendredi soir, ça fait juste une semaine, et ça devient dur de ne plus pouvoir vous épier, vous r’bondir dessus comme une môme sur les murs d’un château gonflable, vous mouak & <3 ! et simplement piocher dans vos soirées pour savoir quoi faire ce soir… merde, on est vendredi quoi !

Je pensais vraiment commencer une rehab’, je me disais que ça allait être comme arrêter de fumer quand t’es malade, tu vois… Au début tu continues le mal, t’insistes jusqu’à ce que ça tire bien comme il faut, et puis tu te raisonnes et t’arrêtes finalement…(comme pour ta dernière angine) Ça c’était y’a une semaine. Là j’en suis plus à “quitte à crever d’un truc autant que c’en soit un qui te donne du plaisir au moins !” (merci Papou pour ces dictons de vie). Mais comme avec n’importe quelle dope, si t’as pas de réelle volonté, qui vient du fond de tes tripes, et bah ça marche pas. J’suis comme ça moi, tu m’connais, ou ptêtre simplement tu commences, la raison n’a pas beaucoup de pouvoir, je fonctionne au ressenti. Donc fuck, I’ll be back !

D’autant plus que l’effet excompté n’est pas au rendez-vous… J’imaginais reprendre une vie sociale, recevoir ton coup d’fil ou des incitations de soirées, que je bosserai plus et assiduement… Macash ! Je surfe de blogs en blogs en shop de costumes de danse tribalfusion ou de Sugru (ça a l’air génial ce truc, j’t'en reparlerai) et essaie de combler ce manque cyberaffectif par tout ce qui se lit sur un écran, avec des “je” et des “tu, vous, lui, elle, blablablamalaïfe”. Boulimie de la toile.

Alors tu vois, je crois que je vais simplement assumer d’être une morue de mon époque, qui profite de s’être simplement faite bouffer par les nouveaux horizons de cette fenêtre plate et lumineuse dépendante du net. Voilà. Sans rougir ni argumenter. Et puis peut-être que j’arriverai à me modérer (combien de fois ai-je pu caresser de la gorge ce mot ?…sans qu’il ne me le rende à coup sûr en plus) et jouer plus sereinement au pingpong entre réel et virtuel… enfin non, entre tangible et possible.

Donc je te dis à très vite (plus que 4 jours… tic tac tic tac) sur ces murs blancs et bleus, au détour d’un commentaire ou d’une photo qui n’en dit finalement pas si long de vérité sur toi, tes potes, tes potes de potes, ou même ton chat.

Jte biz en mouak soleil déjà couché mais pas moi ! <3

Celle qu’on appelle trop souvent Nancy

PS : ceci dit, ça m’aura remise sur le chemin du blog, d’un nouveau… la fin d’une chose donne envie d’en créer une autre, c’est déjà ça de pris ! (mon boss va pêter un câble… un blog+FB… je sens le chômage imminent. Vite, il faut que je me remette une connexion internet chez moi ! “Allo Free ?… on en est où là ?…”)

30 novembre 2011

Celui qui disait d’faire attention

Mercredi 30/11/11, encore au taf

Hey…

Dire que j’allais passer ce soir… que je pensais pouvoir te gérer… 2mn sur l’écran noir de chez toi et je comprends que je suis encore trop effritée…
Je ne voulais pas t’inclure dans ce nouveau blog. C’était un nouveau départ, sans toi j’avais dit ! (enfin… tu avais dit…)
Mais il faut croire que ce n’en est que l’amorce, et qu’il me faut encore comprendre et ressentir certaines choses.

On a dépassé les 6 mois là, mais la notion de temps n’existe pas. 6 mois… j’ai autant l’impression que c’était y’a 2 semaines que 10 ans, comme si cette boursouflure n’en finirait jamais de ne pas cicatriser, comme si rien n’avait jamais existé, comme si rien ne serait jamais fini…

Tu pensais que j’allais me remettre facilement hein… ouais, moi aussi… j’ai tenté. Et je suis sur le cul de constater cet état de de de de… je sais même pas, ça fluctue.
Aujourd’hui, là, y’a 10mn même, en lisant tes mots et relevant les dates, les commentaires, les images, je me suis (enfin ?!) dit “mais à quoi devais-je m’attendre hein ?!!” Dis moi sincèrement… as-tu réellement, vraiment, honnêtement, profondément, pensé refaire ta vie avec moi ?… Non bien sûr… tu aurais été heureux… tu aurais eu la force, la foi… enfin, je croix. Mais si évidemment, tu me l’as dit, écrit, je t’ai cru, je te crois, je ne me souvenais simplement plus…

Bon, voilà, j’ai de la colère qui passe pas. Je t’en veux d’avoir connu notre histoire alors que tu avais déjà posé ta vie (même si elle ne te convenait plus), d’avoir eu assez de repères pour avoir su, compris toute l’immensité, la force et le caractère unique de notre passion, alors que moi je ne me rends compte que maintenant qu’il est possible que je ne connaisse rien d’aussi fort par la suite. Qu’il faudra que je me contente de moins pour construire ma vie en connaissance de cause. Que je serai en recherche de ce que j’ai perdu. En mode coeur blasé, flânant sans le savoir au rayon des histoires bon marché.
Et, dans toute l’injustice de mes mots, ton amour de me quitter, cette force, ce sacrifice, en ressort plus grand, plus fort encore. Tu fais chier.

Sache qu’elle, bien que je l’ai toujours respectée car mère de tes anges, me dire que cette connasse partage tes jours, ça m’révolte. D’autant plus si t’es bien.

Et même si c’est comme renverser une bouteille de bière éventée ayant servi de cendrier sur cette page qu’on a dû tourner, et ben j’m'en fous et j’te l’dis : j’ai l’impression d’avoir été posée juste entre deux parenthèses de ta vie, la belle carte postale que tu relis les soirs en gris, le film en 8mm quand tu t’endors peut-être (et j’m'en fous que ce soit faux, archi faux)…j’me retrouve bien conne moi maint’nant, à te chercher sur tous ceux qui m’propose leur épaule avant d’me louer leur queue, ou l’inverse d’ailleurs.

Tu vois comme mon ton a changé ? Tu te souviens de ces mots évaporés qu’on s’échangeait ? A la douceur du miel des caresses espérées et du réconfort tant souhaité, à l’accent de coups de reins et de cuisses serrées, au goût du sel des larmes versées sur des lames enfoncées, à l’éclat des rayons de rires explosés… au chuchotement d’inavouables secrets… Voilà donc où j’en suis, en crissement de verre rayé.

Mais p’têtre qu’il le faut, que je te voie… pour m’en prendre une bonne grosse dans la gueule plutôt que de ressasser les irrationnels hazards uniques, que je craque sans être bourrée, pour me souvenir pourquoi je pleure, pour que si le paysage devient flou ce soit par mes yeux et plus par mes idées fantasques… Et que je la croise elle, pour enfoncer plus loin ce poignard, ou le retirer et lui planter entre ses deux yeux de chatte à griffes rentrées.

…et j’te déteste même pas. Mais j’te veux plus non plus. J’suis juste seule. Juste un peu moins que par le passé.
J’ai été successivement compréhensive attentive, en surexposition de surindépendance, guerrière brisée à terre, puis nouvelle épanouie, et à nouveau presque rampante d’avoir pensé te retrouver dans d’autres yeux et me manger une nouvelle assiette d’esseulement, vilain masque de double deuil sous ma gueule…

Alors, j’te souhaite une bonne soirée, j’espère que ça va bien marcher, que y’aura du monde sur l’dancefloor, que vous serez pas dans l’rouge sur ce bâteau qui l’est pourtant. Tu vois, j’te veux même pas d’mal…
P’têtre que j’t'écrirai encore, plus tard, ou pas. Et même si je ferai semblant quand tu m’enverras un mot plus perso, même si je ferai comme si de rien était, comme tu sais bien le faire aussi, sache qu’avec c’qui vibre de mes tripes à mes mâchoires là, mon verre ce soir, jle viderai en espérant t’effacer, un “cheers” en forme de gomme à pensées…

Celle qui était raz de marée

24 novembre 2011

Lente heure

C’est quand les heures s’étirent comme un fil de nylon presqu’invisible que tu peux prendre conscience que vraiment, y’a un truc qui manque.
…merde, c’est quoi ?…

24 novembre 2011

Nuit noire

Là j’aimerais que la nuit se pèle de sa peau jusqu’au noyau, que cette prune arrogante sur les projos couleur pêche de la ville ne montre plus que sa noirceur, d’un souffle puissant sur toutes ces bougies électriques… et que de mon balcon, je puisse profiter juste de ce foyer cancéreux qui s’évapore devant mes yeux…

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15 février 2010

Les maux sur le bout de la langue

Ils reviendront, ils sortiront à nouveau de mon ventre à ma bouche.
Je les recracherai un jour ces mots, je les vomirai même peut-être.
Mais les tiens me laissent interdite de sens et de sons, toile au plafond.

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